ITACARE
20 Nov - 23 Nov
Encore barbouillés de la veille, nous nous dirigeons vers le ferry sous un soleil de plomb. Nous montons ensuite dans un bus pour 5 heures de route en direction d’Itacaré. Petite village réputé pour ses plages environnantes, il est le refuge de nombreux surfeurs.
Pour notre premier jour, afin de rentabiliser les heures d’ensoleillement, nous nous lancons dans un tour des plages les plus proches à pied. Nous commençons par la plus modeste, mais aussi la plus investie par les bars de plage, la « praia do Concha ». Nous ne faisons que passer et goûter un pastel de chaque sorte, poulet, crevette et fromage. Les pastel sont un peu les empanadas du Brésil, mais plongés dans la friture.
Nous continuons vers celle de Tirirca, où cette fois nous faisons un arrêt baignade. Le décor rocailleux et végétal nous séduit, l’eau est plus chaude qu’à Rio, mais aussi plus agitée. Nous restons vigilants et partageons l’espace avec les surfeurs.
Une fois bien rafraîchis, nous repartons en direction de « Praia Prainha » réputée pour sa beauté. Autre avantage indéniable : sa tranquillité. Pour y accéder nous devons marcher 40 minutes, heureusement pour nous le chemin est ombragé. La récompense arrive lorsqu’on découvre une plage vierge et paradisiaque. Nous profitons du calme ambiant puis gagnons bientôt un petit village. Devant le luxe affiché des structures, nous décidons de retourner au centre d’Itacaré pour manger. Un taxi nous conseille un buffet très bon marché, mais qui suffit à nous ravir.
Nous passons par le port pour acheter des fruits de mer. Là encore une ambiance qui prête à la détente. Des enfants jouent au foot sur un terrain quasi submergé, des familles marchent le long de la plage, et les bars commencent à installer leur terrasse, tandis que le soleil disparait doucement. Nous restons sages et nous contentons de cuisinier des crevettes dans notre logement.
Le jour suivant nous avons le droit à une matinée pluvieuse, nous attendons le début d’après-midi pour rejoindre la plage de Jeribucaçu. Après 30 minutes de taxi, nous sommes déposés à l’entrée d’une pente interminable. Nous descendons tranquillement tout en pensant au retour difficile qui nous attend.
La journée touche déjà à sa fin lorsque nous finissons de nous sécher.
Programme chargé enfin pour notre dernier jour. Nous partons avec le bus de 10 heures pour découvrir les autres attraits de la côte. Lorsqu’on descend en bord de route nous n’avons plus qu’à suivre les propriétaires des planches de surf et nous arrivons rapidement à destination. Nous faisons un premier arrêt sur une petite plage.
Globalement les décors sont les mêmes, mais chacune a son charme. Puis nous continuons notre marche afin de ne pas en manquer une seule. Nous passons entre autres par Itacarezinho et Enghoca, et de nouveau nous avons le droit à une plage désertique.
Mais toutes ces étendues de sable fin ne nous font pas perdre le nord. Nous (ou plutôt Xavier et Pierre) ont pris le soin d’intégrer la final de l’équipe favorite du pays dans notre programme. Nous faisons donc un dernier saut à l’eau avant de prendre le « supposé » bus de 15 h 30, afin de nous laisser le temps de trouver un bar diffusant le match. Bon, la détente ambiante des alentours rend les horaires moins véraces, nous attendons 40 bonnes minutes en plein soleil sur l’asphalte brûlant de la route. Nous parvenons pourtant à être à temps pour le début du match.
Il est aisé de repérer les lieux diffusant le match, puisqu’une marée humaine floquée des couleurs de Flamengo occupe les terrasses de ces derniers. Les coffres de voitures diffusent de la musique pour les brésiliennes qui dansent devant, des supporters s’adonnent à des jeux pyrotechniques et d’autres se contentent de lever leur bouteille de bière pour trinquer.
On trouve notre place dans un bar déjà plein, ce qui me donne l’occasion de gouter à la caïpirinha au cacao, servi directement dans sa carcasse.
Sans surprise, Flamengo sort vainqueur et les cries ne tardent pas à retentir dans les rues. Au loin nous apercevons un cortège de voiture que nous suivons. Toute la ville est là pour célébrer la victoire, et nous nous retrouvons tous sur le port pour maintenir cette euphorie. Toute la bonne humeur et l’allégresse des brésiliens se retrouve ici, ce qui nous fait terminer cette étape sur un souvenir impérissable.
Despues ~ Boipeba













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